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La fin de l’Etat islamique ? Pas si vite !

L'analyse de Mahmoud Mohamedou et Jean-Marc Rickli

Dans son édition du jour, le journal suisse francophone Le Temps publie un article concernant la reconquête de Palmyre par les forces régulières de Damas. Le journaliste Frédéric Koller s'appuie sur l'analyse de deux experts du GCSP: le Prof. Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou, Directeur adjoint et Directeur des études, et le Dr. Jean-Marc Rickli, chercheur associé. Extraits :

« La coalition internationale dirigée par Washington a réduit la capacité économique de Daech en visant les nœuds logistiques et les ressources financières de l’organisation. »

Jean-Marc Rickli

 

« Des éléments de l’EI se redéploient en Libye, et l’organisation s’étend en Asie et en Europe. Parler de sa fin est prématuré. On ne pourra pas éradiquer totalement ses combattants. Et même si l’on détruit l’entité physique au Proche-Orient, il reste l’idéologie. On parle de 1200 djihadistes de retour en Europe sur les 5000 Européens qui ont rejoint la Syrie et l'Iraq. 400 à 600 de ces derniers auraient été spécialement entraînés pour effectuer des opérations terroristes. Sa capacité de nuisance reste donc très importante. »

Jean-Marc Rickli

  

« Il faut relativiser le narratif victorieux des armées irakienne et syrienne. Palmyre et Ramadi n’étaient que des postes avancés de peu d’importance stratégique. On ne pourra parler de tournant qu’avec la chute de Mossoul et de Raqqa. »

Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou

 

« S’il y a bien une division du travail, qu’est-ce que cela signifie pour l’avenir de la Syrie? Si l’on pense que Bachar el-Assad est un moindre mal, on fait fausse route. Il ne faut pas mélanger la lutte contre le terrorisme et le besoin de justice pour les Syriens. »

Mo

 

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